Mes amis,

Je sais que vous êtes heureux, depuis le 6 mai 2007. Grâce à vous, j'entre dans le Palais de l'Elysée. Du fond du coeur, je veux vous en remercier. Vous ne mesurez certainement pas le bonheur que vous me faites... Je ne sais pas si je pourrai vous le rendre à mon tour. Seul Dieu, peut-être, vous le rendra. Mais je veux vous dire que je ne vous laisserai pas et que je reste à vos côtés. Ici, dans mon journal de l'Elysée, mes chers compatriotes, je demeure auprès de vous et vous allez pouvoir accéder à mes émotions, bonheurs comme tristesses. Je crois que ce ne sera "que du bonheur", comme disent mes amis. Pour moi, dès à présent, tout devient possible !

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Dimanche 20 mai 2007

Qui a dit que mes électeurs étaient vieux ? Mes chers compatriotes, je veux vous dire que c'est faire injure au peuple français et à notre système de santé qui ne cesse de faire reculer l'âge de la retraite.

S'il le fallait, preuve m'en a été donnée par Cécilia, alors qu'elle revenait de faire quelques emplettes à St Trop' (faut que je vous dise mes chers compatriotes, qu'avec mon ami Johnny, on s'amuse à faire le concours de celui qui a la femme la plus classe...). Elle y a rencontré quelques uns de mes électeurs varois dont la jeunesse et la vigueur ne souffrent aucune contestation. Elle m'a ramené quelques photos de ces français si sympathiques, qui n'ont pas manqué de me faire passer le message qu'il fallait vite remettre tous les profiteurs au boulot ! Comptez sur moi, mes chers compatriotes, y a du travail dans le batiment, chez mon ami Martin Bouygues, et gare à ceux qui rechignent à se lever tôt et qui n'en voudraient pas...

djeuns.jpg

Comme le dit une des phrases favorites de Cécilia : "tu vois Nicolas, l'argent à profusion est le meilleur des cosmétiques !" Elle m'épate, elle est tellement spirituelle...

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Votre Président qui entend l'exaspération de ceux qui se lèvent tôt,
NS.

Par Le-Président-de-Tous-les-Français - Publié dans : une certaine idée de la France
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Samedi 19 mai 2007

Mes chers compatriotes, ces élections législatives, je commence à les sentir pas trop mal... Hier, après avoir laisser les Airbus (ça manque de jolies syndicalistes, à F.O.) et les Bettancourt (c'est triste, mais on peut pas faire grand chose pour la maman, le gouvernement colombien ne veut pas négocier et il est soutenu en cela par les States pour cause de guerre contre la drogue), je me suis posé sur mon fauteuil élyséen, en compagnie de mon ami Claude Guéant, et on a pu apprécier les premiers résultats de notre nouvelle politique : partout, sur LCI, Itv, BFMtv, ce n'était qu'ouverture, ouverture, ouverture, renouvellement, footing, action, François chez les femmes battues, mon amie Rachida en prison et Madame Alliot-Marie dans une voiture de la BAC. Claude m'a dit : "les français vous aiment de plus en plus, Monsieur le Président" (ça a relancé mon tic présidentiel). Et oui, les résultats sont là : on a ouvert fort le robinet à images et vous, mes chers compatriotes pouvez vérifier que je ne vous ai pas menti ; je suis l'homme d'action que vous cherchiez sans le trouver, celui qui prend les problèmes à bras le corps et, pour ne rien gâcher, on me rejoint de tout horizon. Là encore, je vois que vous me suivez puisque le peuple me ressemble : les sondages prouvent le bien-fondé de ma politique de débauchage du centre apeuré et de la gauche ambitieuse. Vous me connaissez bien, je rassure ceux qui ont peur pour eux et leur famille et j'aime les ambitieux qui veulent leur part de gâteau. C'est la condition de la réussite et je veux la meilleure équipe de France pour moi ! Avouez que c'est du grand art. 
Mais j'y pense, vous connaissiez déjà mon art en la matière puisque vous m'avez amplement élu ! A ce propos - vous me savez friand des citations des penseurs de gauche - je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cette analyse de mon plébiscite qui nous vient de Paul Lafargue : "devant les électeurs, à têtes de bois et oreilles d'âne, les candidats bourgeois, vêtus en paillasses, danseront la danse des libertés politiques, se torchant la face et la postface avec leurs programmes électoraux aux multiples promesses, et parlant avec des larmes dans les yeux des misères du peuple et avec du cuivre dans la voix des gloires de la France ; et les têtes des électeurs de brairent en coeur et solidement : hi han ! hi han !" je vous l'ai dit mes chers compatriotes, je vous dois la vérité sur notre pays.

Sinon, Védrine m'a fait doucement rire. Il voulait toutes les affaires étrangères pour lui, rien que ça ! Il m'a rappelé pour refuser ma main tendue parce qu'il n'acceptait ni mon conseil personnel de défense à l'américaine ni que la politique des visas passe dans les mains de Brice. Mais qu'est-ce qu'il croyait ? Que je voulais un vrai ministre des affaires étrangères, peut-être ? Je suis l'Elu, moi, le seul, je lui faisait juste une fleur... Qu'il retourne à ces livres, Kouchner, comme je vous l'avais dit, n'a pas fait tant de manières.

Enfin après mon footing du matin, me voilà caressé par le soleil qui entretient mon hâle pour Cannes, mon cigare préféré au bec. La France va bien, mes chers compatriotes, elle ne me déçoit pas et l'avenir me sourit...

Votre Président, en toute sérénité,
NS.

Par Le-Président-de-Tous-les-Français - Publié dans : une certaine idée de la France
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Jeudi 17 mai 2007

Mes chers compatriotes, vous êtes certainement au courant de la nomination de François Fillon comme Premier ministre d'ouverture. Ce n'est une surprise pour personne. Nul besoin donc, d'insister sur le choix de "Mr. Bean", comme l'appelle affectueusement cette fripouille de Villepin. Inutile aussi de vous convaincre des qualités de cet homme remarquable ; vous les connaissez. Pour ma part, j'apprécie particulièrement cette onctuosité indéfinissable qui lui permet de manipuler les syndicats avec un rare brio. Il m'est indubitablement complémentaire et saura prendre les coups que mes projets ne manqueront pas de faire pleuvoir...

Nettement plus importante est mon entrevue avec la Chancelière allemande Angela Merckel, Angela comme je l'appelle amicalement. Vous apprendrez avec satisfaction, mes chers compatriotes, que le couple franco-allemand, totalement relancé, est entre nos mains sur de bons rails ! Angela et moi sommes en effet très vite tombés d'accord sur l'avenir de l'Union européenne. Ce n'est pas pour rien que nos pays sont proches et nous sommes de la même génération : nous partageons la même culture politique - je veux parler de celle du résultat : nous voulons tous deux que nos politiques soient jugées bonnes par nos peuples respectifs. Dès lors, il fut aisé de partager la même vision de l'Europe.
A ce sujet, après avoir évacué le cas EADS, je lui ai dit que le gros de mes électeurs avaient plus de 60 ans ("nos anciens" comme disait Madame Royal sans savoir qu'ils étaient à moi) et, comme tous les vieux d'Europe, qu'ils avaient une saine frayeur de tout ce qui était jeune, bronzé, à casquette ou capuche. A cette réalité incontournable et évidente sauf pour quelques idéalistes, j'ai ajouté qu'après la mode des tournantes en banlieue, mes amis journalistes trouvaient bénéfice à insister sur les mariages forcés. Du coup, nombre de mes compatriotes sont convaincus que les qualités naturelles, pour ainsi dire quasi-génétique, de tout musulman sont d'être intégriste, polygame et mysogine, les musulmanes restant cachées sous des voiles. Et pour beaucoup de mes chers compatriotes aussi, être bronzé équivaut à croire le Coran. A cela, Angela ma répondu : "chez moi, c'est pareil, Nicolas. Le grand thème médiatique est qu'il y a un problème d'intégration dans notre pays. Une majeure partie des allemands considèrent les turcs avec défiance même si, eu égard à notre passé, cela s'exprime moins franchement que chez vous et, tu le sais, je veux comme toi être jugée sur mes résultats..." Nous n'avons pu que constater que nous avions la même vision de notre avenir. Quand je pense que le couple franco-allemand était en souffrance avec le Tout Impuissant qui voulait accueillir la Turquie en Europe, alors que moi, en un tour de main, je relance la machine à peine intronisé ! Bien sûr la Turquie est un pays laïc et moderne quoique rural (mais après tout, les paysans c'est comme les vieux, ils sont à moi) mais moi, je suis pragmatique, c'est comme ça que vous m'aimez et je resterai réaliste. Tout ça pour vous dire, mes chers compatriotes, qu'en quelques minutes, Angela et moi sommes tombés dans les bras l'un de l'autre : l'ouverture de l'Union européenne à la Turquie, c'est pas pour demain, croyez moi !

Vous le voyez mes chers compatriotes, je marche sur les pas des grands Présidents et j'honore un voeux du Général De Gaulle qui parlant d'intégration, arguait de l'impossibilité "d'intégrer de l'huile et du vinaigre". Vous pouvez compter sur moi, Colombey-les-Deux-Eglises ne sera jamais Colombey-les Deux-Mosquées.

Je vous prie de croire en ma volonté de vous rendre la fierté d'être français,
NS.

Par Le-Président-de-Tous-les-Français - Publié dans : Ma France dans le monde
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Mercredi 16 mai 2007

Que d'émotions aujourd'hui mes chers compatriotes ! Je viens d'atterrir à Berlin (j'espère qu'avec madame Merkel, nous allons évoquer la prostitution légale, sujet d'importance ce soir, l'Allemagne a tant à nous apprendre, mais bon, c'est vrai qu'elle est chrétienne. Encore que comme le dit mon ami steevy, "s'il n'y avait pas eu de croix, y aurait pas de clous !"...j'avoue que je n'ai pas bien saisi ce qu'il voulait signifier) mais je ne peux me détacher de l'intensité de cette cérémonie de passation de pouvoir. Si on m'avait dit qu'après le yacht de rêve de mon ami Bolloré, on me ferait l'amitié de me laisser me balader sur les Champs à bord de la 607 paladine, modèle unique de mes amis de chez PSA (voir les magnifiques images sur http://www.motorlegend.com/concept-car/peugeot-607-paladine/6,3774.html) ! Ils ont eu en effet la gentillesse de la sortir de leur musée d'entreprise, exprès pour moi. Non vraiment, c'est trop (même si auparavant Chirac m'avait dit : "maintenant profite !"). De ce véhicule exceptionnel, j'en rêvais depuis 7 ans, lors de sa présentation au salon de Genève ! Du coup, je dois confesser que mon tic présidentiel n'a cessé de se manifester alors que je vous saluais.
Mes chers compatriotes, je veux vous le dire du fond du coeur, je ne parviendrai pas à vous rendre tout ce que vous me donnez : il n'existe qu'une 607 paladine !
607-paladine-02.jpg

"La classe !", m'a dit Cécilia et ça m'a rendu si fier...

Si là, vous comprenez naturellement que je ne peux rien pour vous, j'ai cependant quelque chose pour les jeunes qui n'ont pas voté pour moi. Aux Bois de Boulogne, je leur ai dit avec la gravité qui jamais ne me quitte (sauf avec  mes amis Clavier, Reno, Steevy, Johnny, Bigard, Enrico, ...) : "un jeune homme de 17 ans qui donne sa vie pour son pays, c'est un exemple non pas du passé mais pour l'avenir". Croyez moi mes chers compatriotes, je n'ai pas le droit de vous décevoir et, en temps et en heure, je vous rappellerai de donner votre vie pour moi...

Votre Président de Tous les Français (vous aurez l'occasion de vous en rendre compte),
NS.

Par Le-Président-de-Tous-les-Français - Publié dans : une certaine idée de la France
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Mercredi 16 mai 2007

merci-au-blogduchi.jpg  Merci au blogduchi, j'aime rire de moi, point n'est besoin de se prendre trop au sérieux, n'est-ce pas ? (http://blogduchi.canalblog.com).

Mes chers compatriotes, j'ai aujourd'hui une journée trop remplie pour faire long. Je viens d'achever mon premier discours présidentiel, je dois manger avec Cécilia, remonter les Champs et ensuite rejoindre mon amie Angela.

Vous m'avez probalement entendu : "le 6 mai, il n'y a eu qu'une seule victoire", la mienne ; "il n'y a eu qu'un seul vainqueur". Je vous le dis "avec gravité" : me voilà désormais en place et l'Archinul fan de Sumo vient d'être enterré en bonne et due forme par mes soins, c'est-à-dire par "la France qui ne veut pas mourir" et qui tourne le dos au "renoncement". Vous le voyez mes chers compatriotes, grâce à vous et je ne vous décevrai pas, j'ai eu le courage politique de ranger publiquement le Grand Impuissant dans un rayon de la morgue élyséenne, aux côtés de De Gaulle, Pompidou, Giscard (qui bouge encore) et Mitterrand... Au moment même de son départ, je l'ai humilié (mais après, vous connaissez mon humanité, je l'ai consolé en posant ma main sur son épaule) ! Mon ami Balladur vient du coup de m'envoyer un texto pour m'en remercier. De rien Edouard, non vraiment, tout le plaisir était pour moi... Quelle jouissance ! Mais je m'aperçois que j'ai un nouveau tic : depuis que vous m'avez plébiscité mes chers compatriotes, en plus de régulièrement m'essuyer le sourcil gauche et de me toucher frénétiquement le nez, j'ai périodiquement une poussée que je ne peux qualifier que d'érectile qui déforme mon pantalon. Avouez que ce n'est pas commun ! Est-ce là un attribut de Chef dont personne ne m'avait touché mot ? Il faudra que je pense à poser cette question à mon ami Georges Bush... 

Reste que sur vos écrans, vous reverrez probablement le "grand con", comme dit mon ami Philippe Séguin ; il perd son immunité pénale dans un mois...

En tout cas mes chers compatriotes, par la grâce de votre clairvoyance, je suis maintenant le seul et unique Chef de ma "démocratie irréprochable" et de mon "Etat impartial" pour les 10 ans qui viennent (croyez moi, je sais ce que je dis). "Le peuple français qui ne veut pas qu'on décide à sa place" m'a choisi pour le faire. Les journalistes du Journal du dimanche, madame Alliot-Marie et mon ami Devedjian feraient bien de l'avoir chaque jour à l'esprit. Mon esprit lui, reste tout entier mobilisé par l'amour que vous me portez et qui me touche au coeur.

Je dois y aller, j'entends les talons de Cécilia qui résonnent dans le couloir de l'Elysée.

Votre fier de moi,

NS.

Par Le-Président-de-Tous-les-Français - Publié dans : petites péripéties
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Lundi 14 mai 2007

Croyez moi mes chers compatriotes. Je ne vous oublie pas et reste à vos côtés. Après tout, mes chers compatriotes, je suis tel que vous, pas très différent du français moyen au fond. Bien sûr, vous gagneriez à être comme moi, avant tout un battant comme mon ami Bernard Tapie, mais comprenez moi bien : au tréfonds de mon cœur, je vous appartiens. Je reprends donc le récit de mon « exploit personnel », selon la formule habituelle de mon ami David Douillet, au moment interrompu.

Hubert Védrine accepta donc de me voir. Le jour de notre rencontre venue, j’ai fait prévenir quelques journalistes de mes amis qu’il sortirai par une porte dérobée, histoire de le faire entrer un peu plus loin dans mon jeu du ralliement-d’authentiques-personnalités-de-gauche. Là face à lui, j’ai avancé que sa démonstration téléphonique (voir la 1ere partie du récit) n’était pas si contraire à mon projet que ça. Je vous parlerai plus tard des détails de fond mais pour l’heure, ce n’est pas essentiel. Il me fixait mais a gardé le silence, plissé les yeux, s’est enfoncé dans le fauteuil club et j’ai compris que l’argument avait manqué sa cible. Mais, vous me connaissez, je l’avais prévu et préparé la suite : « Monsieur le ministre, poursuivais-je ainsi, laissons là les discussions théoriques qui, de toutes façons, ne parviendront jamais à prévoir tous les faits à venir dans le monde extrêmement dangereux qui se trouve être le nôtre. Parlons plutôt de la France, de l’avenir. Vous le savez comme tous les français, depuis le 6 mai, l’avenir de la France se confond avec le mien. Et mon avenir, vous le percevez aussi, va au bas mot durer 10 ans. Vos amis socialistes ont des troupes mais ni leader ni projet, et François Bayrou n’a pas de troupes (elles m’ont déjà rejoint). Monsieur le ministre, je vous sais adepte de la real politik alors convenez que je suis sans concurrence pour 2012. Et votre avenir, quel est-il ?  Si vous vous refusez à moi, votre camp ne vous rétribuera pas de votre fidélité et vous continuerez à dédicacer vos ouvrages savants dans les magasins de mon ami François Pinaut. Si au contraire, vous rentrez à mon service, Hubert Védrine, vous retrouverez le feu de l’action, le pouvoir et la séduction qui s’ensuit, et reculerez, tant de français en rêvent croyez moi, l’âge de votre retraite. »

Il m’a simplement répondu : « je vais y réfléchir ». Alors là, mes chers compatriotes, mesurez bien ces paroles d’un pur produit du Quai d’Orsay. En langage diplomatique, elles signifient qu’il ne peut passer si facilement du « non » au « oui » - ce serait trop simple – mais qu’il va dire oui. Franchement, mes chers compatriotes, j’en suis convaincu et les français donc aussi. De toutes les manières, si d’aventure il trahissait ma confiance et l’amitié que je lui est faite, Kouchner, lui, ne saurait résister à la tentation du pouvoir, convaincu qu’il est de ses supposées qualités…

Demain matin, je vous le dit mes chers compatriotes, je sens que je vais faire un footing le cœur très léger ! Et comme le dit mon ami Bigard, « Nico, là, tu l’as bien niqué, le socialo ! Il lui reste plus qu’à tout recoudre ! » Qu’il est con, ce Jean-Marie… Mais j'arrive pas à ne pas rire !

 

Votre humble serviteur de tous les français,

NS.

Par Leprésidentdetouslesfrançais - Publié dans : une certaine idée de la France
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Lundi 14 mai 2007

Je me réveille ce matin avec Baroin, le Harry Potter de Chirac, en train de vendre le bilan du Grand Nullissime sur France Inter. D'un coup, je me contracte, mes muscles se tendent sous les draps et ma mâchoire se crispe. Je sens qu'elle revient... et oui, voilà, la migraine s'empare de moi! Bon, il faut que je trouve moyen de régler ces problèmes, sinon ça va me perturber mes voyages présidentiels! il faudrait peut-être penser à lancer un programme ambitieux de recherche pour identifier le gène de la migraine. Oui c'est ça, j'en parlerai à mon ami Claude Allègre dès demain. Mais en attendant que les chercheurs aux 35 heures trouvent quelque chose, il vaut mieux chercher une solution plus rapide. Je vais appeler mon ami Bernard Debré pour qu'il contacte le docteur Gubler: il paraît qu'il a su bien s'occuper de la prostate de Mitterrand; il aura bien un petit quelque chose pour mon cerveau !

Au fait, vous avez vu les journaux ce matin ? Même ceux qui d'habitude sont du côté des voleurs, des fraudeurs et des casseurs, me trouvent des airs de rassembleur. Ne vous l'avais-je pas annoncé hier ?

Croyez, mes chers compatriotes, que je ne cesse d'être à votre service exclusif.

NS.

Par Leprésidentdetouslesfrançais - Publié dans : petites péripéties
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Dimanche 13 mai 2007

Mes chers compatriotes, j’ai une bonne nouvelle pour vous (tiens, ça, François Bayrou l’a déjà dit…) ! En fait, c’est surtout une bonne nouvelle pour moi mais ce qui est bon pour moi l’est aussi pour vous. Je suis tellement content que je ne peux laisser à personne d’autre le soin de vous l’annoncer. Je n’aurai probablement pas le temps de tout dire ce soir car Cécilia m’impose en ce moment de ne rater aucun dîner avec elle (vivement les voyages présidentiels, croyez-moi !) et vu les circonstances, je me dois d’obtempérer. Mais sachez déjà qu’après une approche de mon ami Pierre Lellouche, quelques coups de fil et une entrevue rue Saint Dominique, je suis convaincu que l’ancien Conseiller diplomatique de François Mitterrand, l’ancien Secrétaire général de l’Elysée, l’ancien ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin bref, Hubert Védrine va rejoindre la meilleure équipe de France à mon service. Franchement mes chers compatriotes, de vous à moi, c’est le transfert de l’année ! Tout le monde va vraiment croire que pendant que les socialistes se déchirent, je rassemble… Qui a dit que je montais les français les uns contres les autres ?

Je suis d’autant plus content de moi et vous pouvez l’être aussi, qu’après le refus d’Anne Lauvergeon et après que Claude Allègre a fait valoir l’avancement de son âge, je risquais de n’avoir qu’Eric Besson sous la main. Or, aux yeux de tous, même de mes plus chauds supporters c’est dire, il fait figure de traître. Il aurait donc compté pour rien. Alors que là, je tiens un authentique homme de gauche, c’est indiscutable (tiens, ça, François Bayrou en a rêvé…).

Pour tout vous dire et être honnête, comme c’est mon habitude, je dois vous avouer que ce ne fut pas facile. D’abord, au téléphone, après lui avoir signifié l’admiration sans réserve que j’éprouve à l’endroit du prédécesseur de Chirac, avoir aussi insisté sur le fait que j’avais vu en Mitterrand des attributs présidentiels que je n’avais jamais soupçonnés chez son successeur, puis enfin, avoir fait état de toutes les marques d’attention dont j’avais su faire preuve lorsque François Mitterrand fut frappé par la maladie, je lui ai répété le discours international du soir de ma large victoire. Avocat d’affaires que je suis, je croyais l’avoir assommé et séduit par mon éloquence. Mais quelle déception ! L’ardeur à convaincre dont vous me savez puissamment pourvu fut en effet vite refroidie. Il m’a fait l’impolitesse, voire l’outrage, de me répondre par un laïus qui ne visait rien de moins qu’à démontrer que mes orientations en matière de politique étrangère étaient, croyez le ou non, « vaines » ! Là je n’ai pas le temps – Cécilia m’appelle – mais je vous détaillerai ultérieurement ses arguments (j’avoue à grand peine avoir été impressionné par la clarté de son analyse). Reste que dès lors, il ne voyait pas trop ce qu’il pouvait faire pour moi. J’ai souri en lui disant, charmeur comme à mon habitude, que c’est moi qui pouvait faire quelque chose pour lui. J’ai alors ajouté qu’il n’avait qu’une chose à faire de son côté : me rencontrer. Il a accepté l’offre. Je vous dois des excuses, mes chers compatriotes, mais je ne peux poursuivre maintenant mon récit : c’est un euphémisme que de dire que Cécilia hausse le ton. Le repas risque d’être tendu au début mais je suis tout à ma joie présente. Avouez que c’est un gros coup ! Demain, je vous dirai par quel hameçon j’ai fait mordre le poisson…

Votre dévoué, comme vous le vérifiez,

NS.

Par Leprésidentdetouslesfrançais - Publié dans : une certaine idée de la France
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Samedi 12 mai 2007

Mes chers compatriotes, je vous l'ai dit, rien ici ne vous sera caché, même les événements les plus anecdotiques. Vous savez que mon habitude d'honnêteté et de franchise me commande en toute circonstance. Je vous écris ce court billet pour vous expliquer mon déménagement de la rue Saint Dominique à Versailles. Déjà, Cecilia trouvait ce logement, qui nous était mis à disposition dans le 7eme arrondissement de Paris, à la fois trop exigu, puisque nous nous y croisions souvent, et trop surveillé par les paparazzi de mes amis de Match, Voici, Public, VSD et Closer. Ne l'ayant pas vue encore exploser dans une des colères dont elle a le secret, je "temporisais", comme le dit mon ami Basile Boli.

Mais ce matin, ma décision était prise. Figurez-vous qu'alors que je me lovais dans une grasse matinée à laquelle j'ai évidemment droit, une bonne, intérimaire de Matignon, est venue passer l'aspirateur sans crier gare, dans mon nouvel appartement et ce, sur les coups de 9 heures ! Croyez-moi mes chers compatriotes, j'ai dû me raisonner pour ne pas appeler Villepin et la faire virer illico. Mais je ne suis pas fou, contrairement à ce qu'ont pu dire les pseudo-journalistes et idéologues de Marianne : je savais bien que Dominique ne manquerait pas de révéler l'affaire à mes opposants de Libération. J'ai tenté de me calmer, mais ma migraine congénitale s'est tout de suite rappelée à mon souvenir. Ce fut terrible... Non, vraiment, ils ne m'épargneront rien ces chiraquiens qui embauchent des immigrés réguliers pour faire mon ménage. Croyez, mes chers compatriotes, que j'ai plus que jamais besoin de votre admiration et de votre soutien pour faire face aux agressions multiples dont je suis et serai sans doute l'objet.

Reste qu'une fois levé grâce à la dame que j'ai respectueusement éconduit, j'ai pris le téléphone et appelé cette enflure de Villepin afin qu'il me trouve une autre résidence, à l'écart de Paris, à laquelle j'ai droit et c'est bien normal. Et ce cynique absolu, en riant, m'a répondu : "je te suis entièrement dévoué, Nicolas, la Lanterne est à ton entière disposition !" Merci bien, suppôt de Chirac...

Pour dire la vérité, mes chers compatriotes, je dois dire que cette résidence me va bien. J'avoue que je n'avais pas prévu qu'à partir de ma large victoire, je ne logerai plus chez moi ! Encore une fois et ce n'est sûrement pas la dernière, je veux, les yeux dans les yeux, vous remercier de cette félicité qui me touche. Je n'aurais pas parié un dollar sur le fait que Villepin me logerait à l'oeil.

Bon, je dois vous laisser. Cécilia m'appelle et Didier est déjà là pour dîner. Mais soyez là demain, je vous réserve la primeur d'une grande nouvelle !

Par Leprésidentdetouslesfrançais - Publié dans : une certaine idée de la France
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Vendredi 11 mai 2007
Mes chers compatriotes, vous l’avez vu, j’ai dû écourter le temps de calme que je m’étais accordé pour habiter ma nouvelle fonction. Les quelques journalistes qui me restent opposés m’ont empêché de poursuivre ma retraite. Ceux-là n’ont rien compris. J’ai été élu par les riches, par ceux qui voudraient bien le devenir et par celles et ceux qui admirent ma réussite individuelle : j’ai pas besoin de jouer au nouveau pauvre, moi ! Ceux qui poussent des cris d’orfraie veulent-ils que je me déguise en Président humble et modeste ? Ce ne serait pas honnête. Les français savent ce qu’il en est et je veux rester moi-même. Je ne vous tromperai pas.
 
Et ce matin, j’ai vu avec satisfaction dans mon  Figaro que vous ne vous laissez pas abuser par les jaloux qui ne manquent jamais l’occasion d’agresser ceux qui font de l’argent. J’ai vu que vous étiez une large majorité à n’avoir pas été choquée par le luxe auquel j’ai droit. Cela me fait chaud au cœur. Pour dire la vérité, je n’en doutais pas : vous êtes cette majorité silencieuse qui ne m’a pas fait défaut. Comme moi, vous vous dites « quoi de plus normal que de profiter et de faire bénéficier à ses proches de la richesse de ses amis ? » Et je vous le dit comme je le pense : vous aurez raison de ces ex soixante-huitards qui, à grand coup de leçons de morale, nous empêchent de réaliser nos rêves…
 
Je sais néanmoins que parmi vous, nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi j’ai choisi un si grand yacht pour me reposer au terme de cette harassante campagne. Je veux honorer votre confiance et vous parler sans détour. Je concède que j’avais à ma disposition d’autres yachts moins longs. Mais il se trouve qu’après toutes les attaques et rumeurs que mon couple a dû subir, je voulais montrer aux journalistes que Cécilia et moi restions unis. Déjà, le soir de ma victoire, je l’ai convaincue de me faire un bisou, au moins sur la joue, pour les photos. Mais il fallait aussi qu’elle reste avec moi, en famille, le temps de ma retraite. Sinon, personne n’aurait compris. C’est là qu’elle m’a posé cette condition : « d’accord pour rester avec toi, mais il est hors de question qu’on se croise ! » J’ai eu beau lui dire qu’elle compliquait tout, elle n’en a pas démordu. Heureusement, mon ami Vincent Bolloré m’a sauvé la mise : un yacht de 60 mètres ; avouez qu’il fallait bien ça pour résoudre l’équation ! En plus, je crois que ça a eu son petit effet. Allez, je vais vous faire une confidence. A la sortie du jet, lorsqu’elle a vu, un peu éberluée je dois dire, le yacht immense de Vincent, je lui est lancé (je vous promets que c’était une plaisanterie) : « tu vois, maintenant qu’ils m’ont élu, tout est possible ! » Et là, je n’en suis pas revenu, elle m’a répondu dans un grand éclat de rire, « s’ils savaient ! » C’était la première fois depuis longtemps que je ne l’avais vue si heureuse. C’est avec émotion que je dois vous exprimer mon impression que les habits de la fonction me vont plutôt bien…
 
Vous voyez, ici, je me confie à vous. J’aurais aimé que vous soyez avec moi, au large de Malte, entourés de l’immensité bleue et caressés par la tiède brise du soir. Bien sûr, ce n’était pas possible, je suis réaliste. Mais à tous ceux qui ont besoin de repos, sincèrement, je vous conseille le yachting au large de Malte. Croyez moi, cela fait un bien fou. Ce devrait être remboursé par la Sécu ! Et franchement mes chers compatriotes, vous ne trouvez pas que ça avait de la gueule, vous, les images de Chirac au teint blafard et aux traits fatigués, à côté de moi, lors de la cérémonie de commémoration de l’esclavage ? Moi, en tout cas, ça a suffit de me consoler des bassesses de la presse de gauche ! 
avec-mon-ami-vincent.jpg
Par Leprésidentdetouslesfrançais - Publié dans : petites péripéties
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je suis...

Ma lecture du moment

J'ai peu de temps pour moi, vous le savez bien,
mais Cécilia a laissé un livre que j'aime beaucoup: 
"Et si c'était vrai ?", de Marc Lévy, un grand auteur qui mérite d'être enseigné dans nos collèges...

 
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